samedi 14 juillet 2012

« L’image sensible » : photographie, modernisme et féminisme

"Jusqu’au 23 septembre, le Jeu de Paume permet de découvrir l’œuvre, jamais présentée à Paris auparavant, d’Eva Besnyö (1910-2003), photographe passionnée, à la fois éprise de son art et observatrice engagée des luttes et des drames de son temps.

À la liste des grands photographes venus de Hongrie, tels Kertész (1894-1985), Moholy-Nagy (1895-1946), Brassaï (1899-1984) et Robert Capa (1913-1954), on pourra désormais ajouter le nom d’Eva Besnyö. Comme eux, elle n’eut d’autre recours que de s’expatrier pour développer librement son art, mais elle eut aussi à endurer les épreuves que lui réservaient sa qualité de femme, ses origines juives et ses idées d’extrême gauche. Issue d’une famille cultivée de Budapest qui favorisa ses études, elle s’échappa dès qu’elle put de son pays que le régime fascisant d’Horthy avait mis à l’école de Mussolini — en attendant Hitler —, et plutôt que Paris, qui lui semblait « romantique et démodé », elle gagna Berlin, attirée par sa liberté de mœurs, par son bouillonnement intellectuel et artistique, et surtout par le Bauhaus où avait enseigné Moholy-Nagy." La suite sur npa2009.org

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