dimanche 30 décembre 2012

Néron ; le poète sanglant - Dezső Kosztolányi


"Néron est une oeuvre majeure, devenue, depuis sa sortie en 1922, un texte classique des Lettres hongroises et européennes, salué en son temps par Thomas Mann (qui rédigea à son propos un éloge circonstancié resté célèbre). Parmi la production romanesque du grand écrivain, Néron est chronologiquement le second des six romans publiés par l'auteur, sans nul doute le plus dense et le plus profond ; et sa publication attendue devrait constituer un événement éditorial pour le public déjà largement acquis, en France, à l'oeuvre de Kosztolányi (Anna la douce ou Alouette, entre autres, contribuèrent, dans les années 1990, à la notoriété de l'auteur en France). L'absence, jusqu'à ce jour, d'une traduction française disponible du Néron reste étrangement inexplicable. Car l'ouvrage, s'il prend pour argument central la figure emblématique de l'empereur romain, excède à l'évidence le cadre du roman historique. Largement documenté, l'écrivain a élevé son récit à un niveau où de multiples thèmes universels sont traités avec finesse et profondeur : le pouvoir, la violence, l'acte de création, le meurtre, la beauté, la jalousie, la poésie, et tant d'autres..."

"Dans ce roman du dilettantisme douloureux jusqu'au sang, vous nous faites partager sans vergogne et avec malice tout votre savoir sur l'art et sur la vie d'artiste, et ce faisant vous plongez dans l'abîme, côtoyant toute la mélancolie, toute l'horreur et tout le ridicule de la vie. Ironie et conscience : les deux éléments n'en font qu'un, et c'est là le fondement de la poésie", Thomas Mann, Lettre à Kosztolanyi (4 juin 1923).

Traduction : Thierry de Loisel
Éditions Non Lieu
Paru le 18 décembre 2012
388 pages, 21 X 13 cm, 500 grammes
Prix : 20 €

vendredi 28 décembre 2012

Mathieu Amalric à l'hôtel Budapest de Wes Anderson

"Wes Anderson a nettement marqué les esprits cette année avec le film Moonrise Kingdom. Il prépare son nouveau long métrage, The Grand Budapest Hotel, et le comédien français Mathieu Amalric vient de se joindre au casting." La suite sur cinemovies.fr

Journée de la culture hongroise Soirée de chant de József Mukk Musique 22 janvier à 20h Institut hongrois

 Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Informations : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44


La journée de la culture hongroise commémore chaque année le jour de naissance de l’Hymne national hongrois, écrit par le poète  Ferenc Kölcsey en 1823, et témoigne de la richesse et de la diversité de la culture hongroise. Cette année, l’Institut hongrois vous invite à célébrer cette fête en la langue universelle de la musique. Deux illustres artistes hongrois interpréteront des aires et chants de compositeurs hongrois : des œuvres de Béla Bartók, Zoltán Kodály, Franz Liszt, Ferenc Erkel, Ferenc Lehár, Imre Kálmán et Pongrác Kacsóh.  
József Mukk  
József Mukk a fait ses études à la Faculté de Chant, puis à celle d’Opéra de l’Université de Musique Franz Liszt de Budapest et s’est perfectionné à l’Académie de Musique de Vienne. Il est lauréat de plusieurs prix. Membre de l’Opéra national hongrois de Budapest à partir de 1991, il donne des concerts dans toute l’Europe sous la direction de Zoltán Peskó, Helmuth Rilling, Jurij Simonov, Yehudi Menuhin, Kobayashi Ken-Ichiro, Herbert Böck, György Győriványi Ráth et interprète les chants de Schubert et de Schumann au Festival de Musique de chambre de Bergenz. Il travaille avec des éditeurs de musique classique hongrois, allemands et italiens.  
József Gábor
Le pianiste József Gábor, diplômé à l’Université de Musique Franz Liszt de Budapest,  travaille à Győr (ville au Nord-Ouest de la Hongrie) depuis 1970 en tant qu’accompagnateur de piano et professeur de piano. Il donne des concerts et en Hongrie, et à l’étranger comme musicien de chambre et accompagnateur de piano. Il est connaisseur illustre de la musique de flûte, de violon et de chant. Il est lauréat de plusieurs prix. 
Entrée libre

Gábor Kasza : Séries « Y » Exposition 24 janvier - 3 mars 2013 - Kogan Gallery

Vernissage : 24 janvier à 19h
Kogan Gallery 96 bis, rue Beaubourg 75003 Paris
Informations : www.kogangallery.com
+33 6 11 60 31 27


La lettre Y est l’avant-dernière lettre de l’alphabet latin, mais c’est aussi un symbole ancien de la bifurcation, de la croisée des chemins. Les personnages des mises en scènes photographiques de Gábor Kasza, eux aussi, se trouvent à la croisée des chemins dans le moment décisif de la crise. Ce moment est proche de la catharsis que l’on connaît au théâtre. Mais on pourrait le nommer le moment de l’illumination, ou au moins celui d’une prise de conscience.
La série « Y » est l’analyse de cette « crise », très médiatisée, une analyse qui s’effectue dans l’optique de l’individu, de la société et de l’esprit de l’époque. L’expression visuelle de cette opinion peut être beaucoup plus efficace que les arguments verbaux, considérés souvent comme démagogues.
Les images évoquent le genre de la science-fiction ou de l’utopie. Cette ressemblance est renforcée par l’utilisation scénique de l’espace et les situations qui tendent vers le surréalisme. En revanche, tout cela est d’après nature, sans montage ni de manipulations numériques. Chaque événement est réel dans un espace existant. Car il s’agit des performances qui ont été créées expressément pour être perpétuer dans une image.  
Diplômé de photojournalisme à l’Ecole de Journalisme MUOSZ Bálint György, Gábor Kasza a travaillé en tant que photojournaliste pendant trois années. Plus tard, son attention a été attirée vers l’usage du format moyen (6x6 et 6x7), en travaillant avec les techniques de studio, en faisant des portraits, des publicités et des photos de mode pour les magazines. Il était directeur artistique de Cultiris – agence culturelle de la photographie. Entre 2007 et 2009, il a été secrétaire du Studio des Jeunes Photographes. Il est l’initiateur et l’organisateur du Fotoporta portfolio reviews, et l’Ecole d’été Fotófalu (Photovillage) et sa fondation.  Il participe à de nombreuses expositions collectives internationales comme la Jeune Création Européenne - France, Lituanie, Allemagne, 2011, 2012, Crossover 3+1 - Jinsun Gallery, Seoul, Korea, 2012, What’s next? – Kogan Gallery, Paris, France, 2012.

József Bullás : Eblouissement Exposition 17 janvier - 22 février 2013 - Institut hongrois

Vernissage : 17 janvier à 19h
Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Informations : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44


Pionnier de la nouvelle peinture abstraite, József Bullás crée des constructions géométriques par des effets op-art. Cette géométrie effacée et adoucie est caractérisée par une ornementation répétitive. Les structures en grilles superposées flottent comme une voile de lumières, les lignes transformées génèrent un rythme en pulsation. Les tableaux en huile sur toile engendrent un espace transcendant où les valeurs et les couleurs se réinterprètent, l’extra-focalité et l’effacement gagnent du terrain.  L’espace devient ouvert et répétitif. Par la génération de l’incertitude des sens, ses oeuvres revendiquent la reconsidération de leur existance dans l’espace. La peinture ne reste qu’une partie de l’univers et on pourrait l’élargir dans l’infini.  
József Bullás
Diplomé de la faculté de peinture de l’Académie des beaux-arts de Budapest en 1984, il vit et travaille à Budapest.  Sa carrière a débuté dans les années ’80 au sein du mouvement nouvelle peinture hongroise. Il participe à de nombreux événements internationaux de l’art contemporain, parallèlement à son acitivité de peintre, il exerce une activité de graphiste.
En 2011 il a passé deux mois à Paris dans le cadre de la bourse Vasarely. Cette exposition, l’accord final de cette bourse, présente les peintures récentes des deux dernières années.  
Entrée libre

Szabolcs Barakonyi Pourquoi les fleurs sont plus belles ici ? Exposition 17 janvier - 22 février 2013 - Institut hongrois

Vernissage : 17 janvier à 19h
Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Informations : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44


Contrairement à ce que le titre laisse croire, les photos de Szabolcs Barakonyi ne représentent pas des fleurs mais des personnes. Neuf personnes nées et grandies en Hongrie qui ont décidé, à l’âge adulte, de s’installer, pour quelque temps ou définitivement, à Paris. Certains d’entre eux ont changé de pays sous la contrainte des circonstances ou à cause de leur travail, d’autres croyaient trouver dans l’Hexagone une terre plus fertile pour jeter des racines.  De passage à la capitale française en 2011 dans le cadre de la bourse André Kertész, Szabolcs Barakonyi a accompagné, caméra dans la main, ces artistes, designers, graphistes, musiciens, historiens d’art et commissaires d’exposition dans leur quotidien parisien.  
Szabolcs Barakonyi
Après une formation de photographie à L’Ecole Libre Szellemkép à Budapest, en 1997, Szabolcs Barakonyi devient reporter-photographe pour le site d’actualité en ligne, Origo. Depuis 2001, il fait partie du Studio des Jeunes Artistes Photographes ; depuis 2003 il est reporter-photographe pour Index.hu, site d’actualités hongroises en ligne le plus fréquenté. Suite à l’obtention du prix de photographie Lucien Hervé et Rodolf Hervé en 2006, il a été nominé pour le prix Photo Service Publishing Prize à l’occasion du festival Rencontres des Arles en 2007. Il a reçu plusieurs bourses de photographie, dont la dernière en 2011, la bourse André Kertész. Ses photos ont été exposées dans le cadre de foires d’art et de festivals photos internationaux, ainsi que dans des musées comme celui du Château d’Eau à Toulouse ou le Musée d’Art Contemporain de Shanghai.  
Lauréat de la bourse André Kertész en 2010 
Entrée libre

jeudi 27 décembre 2012

Soupe populaire ces jours-ci à Budapest

Soupe populaire distribuée par la secte Hare Krishna place Blaha Lujza à Budapest
Fotó: Krisnások ételt osztanak a Blaha Lujza téren

Source : 168 ora
https://www.facebook.com/168ora

mercredi 26 décembre 2012

Pologne: une "exposition invisible" à Varsovie pour ouvrir les yeux sur la cécité

"L'obscurité absolue: un voile noir s'abat sur le décor quotidien, les gestes les plus simples deviennent compliqués. Comment trouver l'entrée de la chambre, comment faire sa cuisine et sa toilette, traverser la rue, faire ses courses? Et comment apprécier malgré tout la visite dans un musée, comment payer son café avec de l'argent qu'on ne voit pas?
Vivre une heure de cécité totale, guidé par un aveugle: une "exposition invisible" à Varsovie invite ses visiteurs à ouvrir les yeux sur la vie quotidienne des personnes non voyantes. Une visite qui exige de faire appel à tous ses sens sauf un - le toucher, l'ouïe, l'odorat, le goût, et ... l'imagination." La suite sur liberation.fr

mardi 25 décembre 2012

Le dernier Mardi hongrois de l'année 2012 était ... un jeudi 20 décembre

Crédit photo : Georges Val

Crédit photo : Georges Val

En Hongrie, l'université rattrapée par l'austérité

"En cette période de froid, l'État voulant faire des économies de chauffage, les établissements d'enseignement supérieur ont fermé leurs portes en cette fin d'année.

Les portes des grandes universités resteront closes en cette fin d'année. Avec le froid et la neige qui s'abattent sur la Hongrie, il s'agit de faire des économies de chauffage. Il n'y a pas de petites économies dans un pays frappé par une succession de plans d'austérité.

L'enseignement supérieur est l'une des grandes victimes de la réduction des dépenses publiques. Les réformes déjà effectuées et en cours comprennent l'introduction de frais de scolarité très élevés :
1 000 € par semestre en moyenne alors que le salaire moyen avoisine les 500 €. La seule compensation est la mise en place d'un prêt subventionné par l'État à un taux avantageux de 2 %." La suite sur ouest-france.fr

lundi 24 décembre 2012

La grogne des étudiants fait reculer le gouvernement hongrois

"La réforme des études supérieures a donné lieu à de nombreuses manifestations depuis le début du mois.
Le gouvernement Orban a fait un pas en arrière, en maintenant toutefois l’obligation de travailler en Hongrie après le diplôme.
Les étudiants hongrois ont marqué un point face au gouvernement, la semaine dernière. Malgré le froid, leurs manifestations se succédaient depuis l’annonce, le 5 décembre, d’une réduction radicale du nombre de places subventionnées à l’université. De précisément 27 150 en 2012, le quota devait être limité à 10 480 en 2013, pour un total de 98 000 étudiants." La suite sur la-croix.com

Békés, boldog és kellemes Karácsonyi Ünnepeket


Les Mardis hongrois de Paris
vous souhaitent de belles et joyeuses fêtes de Noël !

dimanche 23 décembre 2012

Le hongrois devenu langue régionale en Ukraine

"La langue hongroise a été reconnue régionale dans la zone Vynohradiv de l’oblast de Transcarpatie en Ukraine. Désormais, tous les panneaux d'information et de signalisation dans cette zone auront également une inscription en hongrois. Une telle décision a été prise au cours de la semaine dernière à l'initiative du Parti des Hongrois de l'Ukraine et du Parti démocratique des Hongrois d'Ukraine.

La loi ukrainienne « Sur la politique linguistique de l’Etat », qui est entrée en vigueur le 10 août de cette année, prévoit le bilinguisme officiel dans les régions où les ethnies dépassent 10% de la population totale. Le hongrois est déjà reconnu langue régionale dans la zone de Beregovo en Transcarpatie." Source ruvr.ru

Hongrie: les investisseurs étrangers ne peuvent plus acheter de terres agricoles

"Les investisseurs étrangers ne sont plus autorisés à acheter des terres agricoles en Hongrie, en vertu d'une loi votée par le Parlement et qualifiée d'"historique" par le gouvernement.
"A l'avenir, seuls des Hongrois pourront acheter des terres agricoles hongroises", explique le ministère du Développement rural dans un communiqué.
Ces modifications de la Constitution hongroise ont été approuvées par 263 parlementaires, tandis que 87 s'y sont opposés.
Votées par le Parlement le 17 décembre, ces dispositions prévoient une interdiction pour les étrangers d'acheter des terres agricoles hongroises, et des engagements pour protéger les ressources forestières et hydrauliques du pays." La suite sur 7su7.be

Pour compléter cette information, il faut préciser que les bénéficiaires de ces mesures sont un petit groupe de privilégiés proches du pouvoir qui se partagent 75 à 80 % des terres. Vidéo de Ángyán József en hongrois.
http://www.youtube.com/watch?v=bFpB0T6qpNE

Budapest n'a pas besoin d'un prêt du FMI

"La Hongrie peut se financer elle-même sur les marchés financiers, et n'a jamais eu besoin d'un prêt du Fonds monétaire international (FMI), a estimé aujourd'hui le ministre hongrois des Finances, Gyorgy Matolcsy." La suite sur lefigaro.fr

samedi 22 décembre 2012

Fitch relève la perspective crédit de la Hongrie

"Fitch Ratings a rehaussé la perspective crédit de la Hongrie de « négative » à « stable » tout en maintenant sa note souveraine long terme à BB+." La suite sur ruvr.ru

Hongrie: les étudiants dans la rue contre le gouvernement


vendredi 21 décembre 2012

Is Hungarian national heritage doomed?

"Amid nationalist resurgence and severe recession in Hungary, many observers fear that the reforms undertaken by Viktor Orban's government in the cultural sector will severely jeopardize the country's heritage.
Last September's decision to do away with the National Office of Cultural Heritage (KÖH), a governmental institution that has long been a watchdog for Hungary’s historical treasures, has marked a further step in opening the country’s real estate market to private investors. This measure, which is expected to generate new savings, now comes under criticism from the Hungarian people who fear it will pose new threats to the conservation of significant historical monuments and sites." La suite sur opendemocracy.net

Les lycéens hongrois ne voient pas l’avenir en rose

"Par Hélène Bienvenu.
Cela fait depuis début décembre que les étudiants et lycéens défilent dans les rues de Hongrie, faisant la une des journaux et donnant du fil à retordre au gouvernement de Viktor Orbán.

Réforme de l'éducation reloaded : une décision explosive ?

Alors que la réforme de l’enseignement supérieur de ce même gouvernement décidée en janvier 2012 semblait être passée comme une lettre à la Posta (la rentrée 2012 a eu lieu sans grande manifestation, avec environ 30 000 inscrits de moins que l’année précédente), la nouvelle mouture de la réforme prévue pour la rentrée 2013 a provoqué un véritable tollé dans les facs et les lycées du pays.
Depuis la rentrée 2012, des dizaines de milliers d’étudiants hongrois entrant en première année se sont vus obligés de débourser entre 600 et 3 500 € par semestre en fonction de la spécialité choisie (1 000 euros en moyenne). Jusqu’en 2011, la Hongrie dispensait 53 000 de ses meilleurs lycéens de la totalité des frais de scolarité sur la base de leur résultat au baccalauréat. Il étaient 20 000 de moins en 2012." La suite sur hu-lala.org

Pannoniasaurus, une nouvelle espèce de monstre aquatique découverte en Hongrie

"Publiant leurs travaux le 19 décembre sur PLoS ONE, des chercheurs hongrois et canadiens ont découvert en Hongrie les fossiles d’une nouvelle espèce de mosasaure qui - contrairement aux autres membres de cette famille de reptiles disparus, tous océaniques - vivait en eau douce.
Avec son crâne aplati comme celui d’un crocodile, sa queue différente de celle de ses cousins et ses pattes semblables à celles d’un lézard, Pannoniasaurus ne ressemble guère aux autres mosasauridae connus, dotés, eux, de palettes natatoires. Qui plus est, ses restes n’ont pas été trouvés dans des roches jadis submergées par l’océan - comme c’est le cas pour tous les autres membres de cette famille - mais dans un contexte (anciennement) fluvial." La suite sur maxisciences.com

Hongrie: baisse de l'excédent commercial en octobre

"L'excédent commercial de la Hongrie s'est réduit à 646,9 millions d'euros en octobre, contre 751,1 millions le mois précédent, selon des chiffres définitifs diffusés vendredi par le Bureau central des statistiques (KSH)." La suite sur lesechos.fr

Hongrie: destruction du campement de journalistes contestataires

"BUDAPEST - Le campement de journalistes hongrois contestataires situé depuis plus d'un an devant les locaux de la télévision publique MTVA, a été détruit jeudi par les gardes de sécurité de MTVA, ont annoncé les manifestants.
"Une trentaine de gardes ont attaqué et détruit notre camp à l'aube ce matin : ils nous ont empêchés par la force de sortir de notre caravane pour le défendre", a déclaré à l'AFP Balazs Nagy Navarro, un des dirigeants du syndicat indépendant des personnels de la télévision.
"Nous avons porté plainte contre les gardes de sécurité, pour entrave à notre liberté personnelle et à notre droit de manifester", a ajouté M. Nagy Navarro, en soulignant que la police avait interpellé la plupart des gardes de sécurité de MTVA." La suite sur lexpress.fr

Les étudiants hongrois ébranlent Orbán

"Manifs . Une large mobilisation a obligé l’autoritaire Premier ministre à annuler des réformes universitaires.

Les étudiants et lycéens hongrois ont réussi là où tous avaient échoué : faire reculer Viktor Orbán. Depuis son arrivée au pouvoir, en 2010, l’autoritaire chef de la droite conservatrice a utilisé sa majorité des deux tiers pour prendre le contrôle de l’audiovisuel public, faire voter une nouvelle Constitution jugée liberticide et verrouiller les institutions garantes de la démocratie. Mais les manifestations estudiantines qui se déroulent depuis deux semaines dans tout le pays, et se sont..." La suite sur liberation.fr (sur abonnement) ou en kiosque.

jeudi 20 décembre 2012

Hungarian students protest education reforms

"BUDAPEST, Hungary (AP) — Hungarian high school and university students went ahead Wednesday with protests against changes in the education system despite the government's acceptance of some of their demands.
In Budapest, the capital, several thousand students gathered outside the Hungarian Academy of Sciences, dissatisfied with the concessions announced by the government. Calling their protest the "Winter Rose Student Revolution," they later marched downtown and threw rose petals into the Danube River." La suite en anglais sur sfgate.com

Un Déodatien, recruteur de médecins en Hongrie

"Marisol Touraine, la ministre de la Santé, dévoile ce jeudi, depuis Scorbé-Clairvaux, une petite commune de la Vienne, l’ensemble de son plan de lutte contre les déserts médicaux.
Diagnostic
La France en effet souffre d’une mauvaise répartition territoriale de ses médecins, pourtant nombreux. Le mal va s’accentuer car un quart d’entre eux va partir à la retraite d’ici à 2017. En outre, la nouvelle génération de médecins, en majorité des femmes, ne veut plus s’établir de façon isolée, rechigne à exercer au fin fond des campagnes ou dans les quartiers à risques des grandes agglomérations, et refuse de faire les « journées à rallonge » de leurs aînés." La suite sur vosgesmatin.fr

La Hongrie expulse le personnel diplomatique syrien

"Le ministère hongrois des Affaires étrangères a demandé mardi au personnel de l'ambassade de Syrie à Budapest de quitter le pays d'ici fin de l'année.

L'attaché de presse principal du ministère hongrois des Affaires étrangères Gabor Kaleta a déclaré que la Hongrie ne considérait plus les diplomates représentant le régime de Bachar al-Assad à Budapest comme les représentants diplomatiques légitimes de la Syrie, a rapporté l'agence de presse hongroise MTI." La suite sur peopledaily.com.cn

mercredi 19 décembre 2012

Soirée des Mardis hongrois le 18 décembre 2012 - Les photos












La Hongrie refait le coup de l'"art dégénéré"

"Il a l'allure d'un moine-soldat en croisade contre " l'hégémonie culturelle libérale" et une conception quasi religieuse de l'intérêt national. La consécration de György Fekete, 80 ans, architecte d'intérieur devenu président de l'Académie hongroise des arts, la toute-puissante "MMA", inquiète même les milieux de droite, jusqu'alors favorables à la "révolution conservatrice" du premier ministre, Viktor Orban." La suite sur lemonde.fr

Les ultranationalistes hongrois tentent de reprendre en main la culture

"La Hongrie a perdu la confiance des investisseurs en raison de sa politique économique chaotique et de ses mesures "non conventionnelles" comme la nationalisation forcée des caisses de retraite privées.
La reprise en main du secteur culturel par les ultranationalistes est sensible à la tête de festivals prestigieux, telle la Semaine du film à Budapest, ou encore au Festival de printemps, ouvert en mars à la Galerie nationale de Buda, en présence du président de la République et de nombreux édiles du Fidesz, au pouvoir." La suite sur lemonde.fr

Les étudiants hongrois en grève aujourd'hui

Le quotidien de gauche Népszava est solidaire des étudiants manifestants et grévistes, c'est pourquoi  il paraît avec cette une le 19 décembre
A Népszava szolidáris a tüntető és sztrájkoló diákokkal, ezért ezzel a címlappal jelenik meg az újság.

Hongrie: la banque centrale abaisse son taux directeur de 25 points de base à 5,75%

"La Banque centrale hongroise (MNB) a annoncé mardi une baisse de son principal taux directeur d'un quart de point à 5,75%, une décision conforme à l'attente de la majorité des analystes.

Le Conseil monétaire de la Banque centrale a décidé de baisser le taux de base de 25 points de base à 5,75%, a indiqué la MNB sur son site en ligne. Il s'agit de la cinquième réduction de taux consécutive." La suite sur romandie.com

mardi 18 décembre 2012

Hongrie : Grève dans l'enseignement le 19 décembre 2012

Les recteurs s'unissent aux étudiants en colère - la grève générale s'amorce dans l'enseignement
Összefogtak a rektorok a lázongó hallgatókkal – általános sztrájk jöhet az oktatásban
A lire en hongrois sur hvg.hu

Après la manifestation du 17 décembre appel à la grève générale des étudiants et lycéens en Hongrie pour le mercredi 19 décembre 2012

A hallgatók sztrájkba hívnak mindenkit december 19. szerdára!
A december 17-i diáktüntetések után a Színház és Filmművészeti Egyetemen rendezett fórumon a diákok általános sztrájkba hívnak minden oktatásban és társ ágazatban résztvevőt december 19 szerdára!

lundi 17 décembre 2012

Manifestation étudiante le 17 décembre contre les frais universitaires et contre une réforme de l'enseignement supérieur

Les 6 points des revendications étudiantes :
1. Nous exigeons la réforme globale de l'enseignement général et de l'enseignement supérieur !
2. Que les quotas de sélection reviennent au niveau de 2011 !
3. Arrêtez les réductions budgétaires, compensez les coupes budgétaires!
4. Supprimez les contrats d'étudiant ! (forçant les étudiants qui acceptent des bourses gouvernementales à travailler en Hongrie pendant plusieurs années après obtention de leurs diplômes)
5. Ne limitez pas l'autonomie des universités !
6. La réforme globale doit assurer l'accès des familles modestes aux études supérieures

****************
 
Tiltakozunk a felsőoktatási törvény egyoldalú módosítása ellen

A tömeg vége nem látszik. (Ez is a Rókus kórháztól.)
A hallgatók hat pontja. Minimum ezt be akarjuk olvastatni.
Oszd meg, hogy mások is láthassák!
1. Követeljük a köz- és felsőoktatás átfogó reformját!
2. A keretszámokat állítsák vissza legalább a 2011-es szintre!

3. Állítsák le a forráskivonást, kompenzálják az elvonásokat!
4. Töröljék el a hallgatói szerződést!
5. Ne korlátozzák az egyetemi autonómiát!
6. Az átfogó reformnak biztosítania kell, hogy a hátrányos helyzetű családokból is legyen esély bejutni a felsőoktatásba.

Blur au Sziget Festival de Budapest en 2013

"Si vous trouvez le camping trop ringard, on peut le concevoir. A moins que vous ne décidiez d'aller au Sziget Festival de Budapest. Y planter sa tente est le gage d'une ouverture musicale sans pareille et d'une inconscience toute aussi démesurée mais la joie qui en résultera devrait suffire à vous convaincre de passer une semaine sur un tapis en mousse, au cœur d'une île hongroise." La suite sur clicknrock.fr

Hongrie : Orban promet des études gratuites

"Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a promis, lors d'une rencontre avec des étudiants, une éducation supérieure gratuite : « Ceux qui atteignent le nombre de points requis aux concours seront admis gratuitement, s'ils restent travailler en Hongrie après leurs études. » Les organisations étudiantes ont qualifié cette initiative « d'action de relations publiques». Elles veulent la restauration de l'autonomie des universités, la fin des coupes budgétaires et la suppression des contrats avec les étudiants les obligeant à rester en Hongrie après les études." Source : lesechos.fr

dimanche 16 décembre 2012

Direction Budapest

"Coupée en deux par le Danube, Budapest, capitale de la Hongrie, est moins touristique que Prague, mais réserve autant de surprises." A découvrir sur lexpress.fr

vendredi 14 décembre 2012

THéâTRe CaCHé et autres dispositifs du GK --->>> URGENCE Samedi 15 décembre 2012

Vous avez vu ou entendu parler des précédents  "THéâTRe CaCHé".
Là, ce n'est pas du ThéâTRe CaChé, mais c'est la même équipe :  le GK.
Leur nouveau dispositif : une performance pour un seul spectateur.
URGENCE, à Mains d'Œuvres, à Saint-Ouen, où le GK est en résidence pour une année.

Nous serions très contents de vous y retrouver.
URGENCE, à Mains d'Œuvres, samedi 15 décembre 2012 de 21h à 1h du matin.
Places très limitées, réservation sur place.


 Mains d’Œuvres
1, rue Charles Garnier
93 400 Saint-Ouen
Tel : 01 40 11 25 25 • Fax : 01 40 11 25 24
info@mainsdoeuvres.org
mainsdoeuvres.org 

Le lynx de retour en Hongrie

"Après une disparition de plus d'un siècle, les lynx sont de retour en Hongrie dans les parties boisés et montagneuses du parc naturel d'Aggtelek dans le nord du pays, a annoncé jeudi l'ONG World Wildlife Fund WWF à Budapest.
Un jeune mâle de 2 ou 3 ans a été photographié par les gardes-forestiers du parc national d'Aggtelek, situé à 250 km au nord-est de Budapest, indique WWF sur son site officiel.
Selon l'ONG de protection de l'environnement, la population est encore très restreinte, comportant au maximum une douzaine de carnivores." La suite sur nouvelobs.com

Adam Biro à écouter sur RFI

"Né en 1941 à Budapest, Adam Biro a quitté la Hongrie en 1956 après l'insurrection réprimée par les Russes. Il est devenu éditeur d'art puis écrivain.
L’interview d’Adam Biro a été réalisée dans les Studios EGP à Paris par Dennis Pereira-Egan, le 2 avril 2009.
Musique : Silk Road par Manu Cornet et music 409 par Domenico Curcio ; auboutdufil.com

Retrouvez Adam Biro et tous les écrivains de la francophonie sur le site de la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges (France, Haute-Vienne), en partenariat avec RFI." A écouter rfi.fr

mercredi 12 décembre 2012

Cure d’ennui : littérature et psychanalyse entrelacées au début du XXe siècle à Budapest - Conférence à Tours le 14 décembre 2012


TOURS, invitation à l’association Une Bibliothèque pour la psychanalyse
Vendredi 14 décembre 2012 à 21h
“Cure d’ennui : littérature et psychanalyse entrelacées au début du XXe siècle à Budapest” – M. Moreau-Ricaud Discutants: F.Tomeno, D.Grimault

L’Association
Une Bibliothèque pour la Psychanalyse
avec La Bibliothèque Bernard Casanova
46, rue de la Fosse Marine
37100 Tours
Inscriptions et renseignements :
 02 47 51 84 19
Courriel :  unebpp@gmail.com
Renseignements :http://bpp-psychanalyse.bibli.fr

Hongrie : « Les Juifs, une menace pour la sécurité nationale » ?

"Une déclaration d’un député d’extrême-droite suscite le tollé à droite comme à gauche.

Il est un pays en Europe où un député peut estimer qu’il est « grand temps d'évaluer le nombre des membres d'origine juive du gouvernement ou du Parlement » parce qu’ils « représentent une certaine menace pour la sécurité nationale». Ce pays est la Hongrie et le député, Marton Gyöngyösi (prononcé Dieunedieuchi), membre du parti d’extrême-droite Jobbik.

Devant le scandale provoqué par cette déclaration, faite le 26 novembre, dans l’enceinte du Parlement de Budapest, le député a expliqué qu’il avait été mal compris et que sa proposition ne visait que les citoyens possédant la double nationalité hongroise et israélienne." La suite sur marianne.net

Budapest entérine l'acquisition d'une filiale hongroise d'EON

"Budapest - Le gouvernement conservateur hongrois de Viktor Orban a entériné mercredi l'acquisition des activités gazières de la compagnie allemande EON en Hongrie, a annoncé un porte-parole du cabinet.

Le cabinet a examiné ce matin la question de l'acquisition des activités gazières d'EON, et y a donné son accord, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Andras Giro-Szasz, après le conseil des ministres." La suite sur romandie.com

Hongrie: les prix à la consommation en recul

"Forexpros - Les prix à la consommation en Hongrie ont reculé plus que prévu au dernier trimestre, d’après des chiffres officiels publiés mardi.

Selon le Bureau Central des Statistiques hongrois, ce chiffre a reculé de 5.2%, contre 6.0% au trimestre précédent.

Les analystes tablaient sur un résultat en réduction de 5.4% au dernier trimestre." Source : forexpros.fr

Hongrie : les étudiants manifestent contre les frais universitaires

"Après le Québec et l’Angleterre, c’est la Hongrie qui voit ses étudiants se rebeller contre des réformes du système éducatif. Les jeunes hongrois protestent contre l’introduction de frais de scolarité, entre autres. C’est ce que nous révèle un article du Monde.

1 150 euros par semestre

Hier, de nombreux étudiants ont manifesté dans plusieurs villes de Hongrie. Ils protestent contre une réforme approuvée par le Parlement la semaine dernière et qui prévoit une réduction du nombre d’étudiants bénéficiant d’une aide de l’Etat et l’introduction de frais de scolarité." La suite sur mediaetudiant.fr

La Hongrie offre un permis de résidence contre 250.000 euros de dette

"Des investisseurs étrangers qui achèteront au moins 250.000 euros de dette hongroise pourront obtenir en échange un permis de résidence en Hongrie, selon une nouvelle loi adoptée mardi par le Parlement à Budapest.
Cette loi a été approuvée par 265 parlementaires, 65 s'y sont opposés et 19 se sont abstenus. Le parti Fidesz du chef du gouvernement conservateur Viktor Orban dispose d'une majorité des deux-tiers au Parlement." La suite sur lesechos.fr

mardi 11 décembre 2012

Focus: Films Hongrois, Temps Suspendus le 13/12/2012 à 20h00 Lieu : Les Voûtes

Les frères Buharov viendront spécialement de Hongrie pour présenter leur démarche, ainsi que les œuvres de trois jeunes réalisateurs : Péter Lichter, Kata Juhász et Bálint Kenyeres, récemment primé au festival de Sundance et nommé en compétition du festival de Cannes  pour son film Before Dawn.

Un programme présenté par Damien Marguet.


"Ivan et Igor Buharov, nés en Hongrie au début des années 70’, sont devenus frères en 1993.Depuis, ils ont co-réalisé trois long-métrages en super 8 et de nombreux courts, tout en continuant leur pratique dans le domaine de l’art, du documentaire, de la musique, distinctement de leurs réalisations collectives. Leurs films n’ont pas beaucoup voyagé à l’ouest. Une génération avant,  les maîtres du cinéma underground Hongrois qui les ont influencés étaient tout aussi négligés. Il y a un air « d’auto-censure » chez les Buharov ; à l’époque d’un art globe-trotteur et entrepreneur, ils reflètent une époque où les artistes utilisaient le cinéma avec l’espoir de toucher largement et de nourrir les racines de leur propre culture." Vassily Bourikas
Source cjcinema.org
Les Voûtes : 19 Rue des Frigos  75013 Paris
01 44 24 96 96


lundi 10 décembre 2012

Hongrie : manifestations étudiantes contre les frais universitaires

"Des étudiants ont manifesté lundi 10 décembre dans plusieurs villes de Hongrie pour protester contre une réforme de l'enseignement supérieur appouvée la semaine dernière par le Parlement, qui prévoit l'introduction de frais de scolarité et une réduction du nombre d'étudiants bénéficiant d'une aide de l'Etat.
Quelque 800 étudiants ont défilé en direction du Parlement à Budapest tandis que des sit-in ont été organisés dans les universités et bâtiments publics dans la capitale et à Debrecen, Pecs, Szeged et Sopron. La réforme prévoit une réduction des places dans les universités financées par l'Etat et introduit des frais de scolarité et un système de prêt pour les étudiants. A partir de 2013, les étudiants devront payer jusqu'à 325 000 forints (1 150 euros) par semestre." La suite sur lemonde.fr

Les étudiants manifestent dans toutes les grandes villes de Hongrie


Les étudiants manifestent contre les lois restreignant l'accès aux études supérieures. La contestation s'étend aujourd'hui à Budapest, demain mardi 11 à Pécs
https://www.facebook.com/events/495266813837169/
et à Miskolc http://on.fb.me/QSVy3P Mercredi 12 à Debrecen https://www.facebook.com/events/430652923656898/

Des vidéos sur hvg.hu
Erősek vagyunk, igazunk van, mondjon le! - így tüntettek a diákok

"Vive le vent, vive le vent d'hiver..." par Flora

Je n'aime pas le froid. Encore moins ce froid humide qui pénètre les vêtements, qui vous atteint sournoisement jusque sous la peau. Je me recroqueville, me roule en boule, j'hiberne... J'attends le réveil de la nature, la caresse des premiers rayons du soleil qui me désengourdiront.
Cela étonne parfois mes amis: "Comment, toi fille d'Europe centrale, avec votre climat continental, tu n'aimes pas l'hiver?"
Justement. Les jours sombres et courts de mes souvenirs hivernaux sont emmitouflés dans beaucoup de neige. Dans la cour, mon père, mon grand-père creusent de véritables tranchées dans la couche épaisse et immaculée pour nourrir les animaux. L'eau chaude gèle rapidement dans les abreuvoirs. D'énormes stalactites, des coulées de glace pendent aux gouttières. La neige craque sous nos pieds et les flocons duveteux se déposent sur nos cils, à moins qu'ils ne se fassent drus et coupants sur nos joues glacées. Frottements interminables des doigts et des orteils endoloris, malgré les gants et chaussettes épais... Odeur âcre de la fumée de charbon qui s'échappe des cheminées, avant l'arrivée du chauffage au fuel, puis au gaz.
Les joies de l'hiver aussi...  La luge que mon père fabrique pour moi et mon frère, le premier bonhomme de neige que nous confectionnons en famille, mon étonnement devant la boule devenue de plus en plus volumineuse en roulant... Les parents qui redeviennent des enfants joyeux dans la bataille de boules de neige...
Les fenêtres sont doublées, avec un écart d'environ quinze centimètres entre les vitres, pour conjurer le froid. Saint-Nicolas trouve nos chaussures astiquées avec soin, alignées dans cet espace, pour y déposer bonbons et figurines en chocolat, par la fenêtre laissée entrouverte en l'attendant. Il passe dans la rue enneigée dont les lumières sont adoucies par les reflets blancs. Avec mon frère, nous montons la garde, décidés à surprendre le mystérieux personnage qui reste toujours invisible ! Peine perdue: à un moment d'inadvertance, il parvient à déjouer notre vigilance et nous avons juste le temps d'apercevoir une moufle fugace qui ressemble étrangement à celle de notre père...
La neige constitue le décor immuable des Noëls et des réveillons de jour de l'an de mon enfance... Ces fêtes étaient-elles "blanches" tous les ans? Elles le sont dans ma mémoire, pour toujours.
Flora

Le blog de Flora en français

Le jour le plus court - Cinéma - 21 décembre à 20h Institut hongrois

Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Information : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44

Suite au succès qu'a rencontré l'an passé le festival populaire du film court, l'Institut hongrois vous invite cette année encore, dans le cadre du programme « Le jour le plus court », à la projection de quatre courts métrages des cinéastes de la nouvelle génération.
Forêt (Erdő) de György Mór Kárpáti12 minutes, V.O.S.T. anglais, 2011
Un meurtre se produit dans la forêt. Balázs devient de plus en plus inquiet.
Quelque chose de bleu (Valami kék) de Virág Zomborácz15 minutes, V.O.S.T. anglais, 2011
Après le bac, les chemins de deux amies, Alice et Marie, se séparent. Marie continue ses études, Alice tombe amoureuse et reste dans une ferme. Elles se retrouvent à l'occasion du mariage d'Alice. Celle-ci accueille son amie avec réserve et reproches. Elle se considère comme une victime et voit en Marie le symbole de la vie à laquelle elle a été obligée de renoncer.
Edina de Nóra Lakos12 minutes, anglais, 2011
Histoire ludique d'une aventure d'une nuit entre l'auteur et sa créature, pendant laquelle le premier perd tout contrôle sur l'histoire et le caractère de son personnage, incapable de se libérer d'Edina.
Légende (Legenda) de Márton Szirmai7 minutes, V.O.S.T. anglais, 2012
Une légende urbaine pleine d'amour et de dignité, autour de la vie d'une professeur à la retraite.
Entrée libre

dimanche 9 décembre 2012

Mercredi des bouquins Conférence 12 décembre à 19h Institut hongrois

Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Informations : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44

Dans le cadre d'un nouveau rendez-vous destiné à présenter un large éventail des dernières parutions ayant trait à la Hongrie ou à l'Europe centrale éditées en français, l'Institut hongrois vous invite à sa soirée littéraire en présence des auteurs.
Œuvres présentées : Lucie Campos : Fictions de l'après : Coetzee, Kertész, Sebald. Temps et contretemps de la conscience historique. Classiques Garnier, coll. « Littérature, histoire, politique », 2012
« Dans une époque où se croisent les pensées de la postcolonialité, de l'après-holocauste et de la post-mémoire, les œuvres d'I. Kertész, de J.M. Coetzee et de W.G. Sebald se démarquent par un travail spécifique de l'outil fictionnel. A l'ère des " post ", les poétiques de l'après dialoguent ainsi avec les théories de l'après, interpellant autant la philosophie que la littérature, et traçant des continuités expérimentales et critiques entre la conscience historique de l'époque et sa raison littéraire. »
Clara Royer : Le royaume littéraire : quêtes d'identité d'une génération d'écrivains juifs de l'entre-deux-guerres : Hongrie, Slovaquie, Transylvanie. Paris, H. Champion, 2011
« Ce livre explore les quêtes d'identité d'une génération d'auteurs juifs nés dans ce qui était alors le royaume de Hongrie et qui écrivirent dans les divers territoires constitués par le traité de paix de Trianon (1920). Aux prises avec une " question juive " qui jetait le doute sur leur authenticité d'hommes et d'écrivains, toute une génération littéraire, méconnue et fauchée par la Shoah, tenta de répondre à ces débats qu'on voit resurgir pour partie aujourd'hui à nouveau en Hongrie : explorations des héritages paternels, chemins spirituels, engagements et fuites, choix esthétiques. Au cœur même des exils intérieurs imposés par la montée des fascismes, ces hommes, piégés par la hantise identitaire qui travaillait alors cette partie de l'Europe en même temps que le monde juif, éprouvés autant qu'inspirés par la " mélancolie de l'inappartenance " (K. Pap), se frayèrent une voie vers un " royaume " symbolique : celui, inaliénable, de la " Littérature ". »
Présentation par Catherine Coquio, Lucie Campos, Clara Royer
Entrée libre

Chaire tournante Rencontre avec Gergely Fejérdy Conférence 11 décembre à 19h30 Institut hongrois

Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Informations : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44

Rencontre avec Gergely Fejérdy
Gergely Fejérdy, docteur en histoire est né en 1975. Diplômé de l'Université Catholique Pázmány Péter (Budapest-Piliscsaba) en histoire et en littérature française, il a soutenu sa thèse en 2009 à l'Université Paris-Sorbonne. Titulaire d'une bourse de recherches menées à l'Université de Fribourg (Suisse) à l'Université Catholique de Louvain, ainsi qu'à l'Université Paris-Sorbonne, au Centre d'Histoire de l'Europe et des relations internationales.Depuis 2010, il est maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université Catholique Pázmány Péter et professeur invité au département des études internationales à l'Université Corvinus (Budapest). Depuis 2011, il est également chercheur à l'Institut hongrois des Affaires étrangères (MKI). Ses travaux portent sur l'histoire contemporaine des relations internationales, en particulier européennes, les diplomaties française et hongroise, la politique étrangère des pays francophones de l'Europe ainsi que sur la question de l'émigration politique hongroise au 20ème siècle. Gergely Fejérdy est l'auteur de plusieurs publications.
Quasi ennemis sans état de guerre 
Les principales questions dans les relations officielles franco-hongroises à la fin de la Seconde Guerre mondiale
A la fin de la Seconde Guerre mondiale la France et la Hongrie se trouvaient dans des situations très différentes. Si l'entretien des relations officielles franco-hongroises s'est heurté à de multiples obstacles dès 1940, la guerre n'a jamais été déclarée entre ces deux pays. Un grand nombre de militaires français évadés d'Allemagne ont trouvé refuge en Hongrie durant les années de guerre, tandis que la France accueillait des milliers de Hongrois opposants aux différents régimes qui se sont succédés. Le fait qu'en 1945, Paris ait pu prendre place parmi les États leaders occidentaux et contrôler des zones d'occupation en Autriche et en Allemagne a sensiblement accentué les liens entre les deux pays. Des dizaines de milliers de soldats hongrois se sont ainsi par exemple retrouvés prisonniers de guerre soumis à l'autorité militaire française. Plusieurs d'entre eux se sont engagés dans la Légion Étrangère ou dans les services d'espionnage. Parallèlement, Moscou a tout fait pour empêcher ou au moins ralentir le rétablissement des relations officielles ainsi que le développement naturel des rapports franco-hongrois. L'exposé se propose d'éclairer cette période souvent peu connue, mais très mouvementée, des relations entre la France et la Hongrie entre 1944 et 1949.
Entrée libre

samedi 8 décembre 2012

Hongrie: l’aéroport de Budapest rouvert

"L’aéroport international de Budapest a été rouvert samedi matin après avoir été fermé pratiquement toute la journée de vendredi à la suite d’une panne d’électricité dans la tour de contrôle." La suite sur blog.1001actus.com

Hongrie : le plus grand aéroport fermé

"Une défaillance de l'alimentation d'énergie électrique de la tour de contrôle a conduit à la fermeture de l'aéroport international Ferenc Liszt, a rapporté l'agence AP ce vendredi en référence à un représentant de l'aéroport Hardy Mihaly.
Selon lui, les vols seront détournés vers Vienne. Les passagers ont été demandés de ne pas venir à l'aéroport jusqu'à 24h00 heure locale.
A l'heure actuelle, des problèmes avec l'électricité sont en train d'être résolus, l'aéroport reprendra ses opérations samedi prochain à 10h00 heure locale." Source ruvr.ru

Hongrie: le gouvernement hongrois responsable de la "crise de confiance" (Banque centrale)

"Andras Simor, président de la Banque centrale hongroise MNB, a ouvertement critiqué vendredi la politique économique du gouvernement du Premier ministre conservateur Viktor Orban, qu'il a jugé responsable de la "crise de confiance" traversée par l'économie du pays.
M. Simor, dont le mandat expire en mars 2013, a critiqué le caractère improvisé de la politique économique du gouvernement et lui a demandé de créer un environnement économique plus "prévisible", lors d'une conférence à Budapest avec le président de la Banque centrale européenne (BCE), l'Italien Mario Draghi." La suite sur lesechos.fr

Le vice-Premier ministre hongrois accusé de plagiat

"Zsolt Semjén n'aurait pas rédigé lui-même sa thèse universitaire. L'ancien Président Pal Schmitt avait démissionné suite à une affaire similaire.
Le vice-Premier ministre hongrois Zsolt Semjén, un allié du Premier ministre conservateur Viktor Orban, a commis une «grave violation de l'éthique scientifique», selon une enquête de l’Université Lorand Eötvös (ELTE) à Budapest. Il a été soupçonné de plagiat dans la rédaction de sa thèse universitaire, a révélé l’hebdomadaire économique HVG." La suite sur liberation.fr

vendredi 7 décembre 2012

Journées de galère pour les passeurs de mots

"Une maison des Traducteurs qui a largement contribué à faire connaître la littérature hongroise à l'étranger est menacée de fermeture. Faute de subventions suffisantes, cet établissement modeste mais respecté ne pourra plus jouer son rôle.
Une coquette villa entourée d’un jardin paisible abritant livres et tableaux. La Maison des traducteurs de Balatonfüred (est du pays) est le domicile provisoire des passeurs de la littérature hongroise, un des lieux importants de sa culture. Le visiteur de la bibliothèque est ravi de voir la quantité de livres traduits en ce lieu.

Citons au hasard Zsuzsa Rakovszky en bulgare, Gyula Krúdy et Zsuzsa Beney en hollandais, Áron Tamási en français [Ábel dans la forêt profonde, et Étoiles de Transylvanie, Editions Héros-Limite, Genève], La Tragédie de l’homme d’Imre Madách et les romans de Kálmán Mikszáth en croate, mais aussi les poèmes de Szilárd Borbély et les œuvres de László Krasznahorkai en anglais, ou encore les 77 contes populaires hongrois présentés par Gyula Illyés et les poèmes de János Térey en italien.

La liste est longue, chacun peut les voir sur le site de la Maison :  L’aventure dure depuis quinze ans.
Mais l’histoire était trop belle." La suite sur courrierinternational.com

"La Hongrie, une démocratie aux pieds d'argile" sur Arte

Depuis les élections législatives de 2010, qui ont donné la majorité à son parti de centre-droit, le Fidesz, le premier ministre Victor Orbán a engagé la Hongrie dans une "révolution nationale". S'intéressant à tous les secteurs de la vie publique, la réalisatrice multiplie les points de vue pour dresser un bilan complet de cette évolution. La nouvelle constitution et la nouvelle loi sur les médias inquiètent les observateurs européens, comme en témoignent Daniel Cohn-Bendit, député européen, et Martin Schulz, président du Parlement européen. Le milieu artistique n'est pas épargné : le chef d'orchestre Ádam Fischer a quitté la direction de l'Opéra national lorsque le Fidesz s'est mis à lui dicter sa programmation. Le nationalisme et le rejet de l'autre progressent, tandis que l'antisémitisme et la haine des Roms se banalisent, à la grande satisfaction du Jobbik, parti d'extrême-droite et deuxième force parlementaire du pays.
La dimension économique n'est pas oubliée : Christoph Rosenberg, économiste au FMI, analyse les mesures prises par Victor Orbán tandis que le ministre de l'Intégration sociale Zoltán Balog décrit les tensions sociales dans un pays qui compte plus de 30 % de pauvres. Le mouvement "Un million pour la liberté de la presse" qui se développe sur Facebook annonce-t-il un printemps magyar ? Ou les Hongrois ne croient-ils plus au changement ? Selon les sondages, seul un tiers d'entre eux prévoit d'aller voter aux élections législatives de 2014.
(Allemagne, 2012, 52mn)
NDR

Date de première diffusion : Mar., 4 déc. 2012, 22h46
A voir sur arte.tv

Hongrie : le président Ader bloque une loi controversée sur la procédure électorale

"Le président hongrois Janos Ader a refusé de signer la loi électorale controversée sur la procédure électorale et l'a renvoyée pour un contrôle devant la Cour constitutionnelle, a annoncé jeudi dans la soirée son bureau à Budapest.

La Cour constitutionnelle dispose désormais 30 jours pour formuler sa réponse.

Le 26 novembre le Parlement hongrois avait adopté une nouvelle loi controversée sur la procédure électorale, taillée sur mesure, selon ses détracteurs, pour permettre au Premier ministre Viktor Orban de gagner les prochaines élections en 2014." La suite sur romandie.com

"La toile aux vanités : quelques histoires d'Andor Berki, peintre" de Adam Biro chez la Chambre d'échos


Résumé

Le peintre et homme d'affaires Andor Berki remémore dans ce recueil de nouvelles avec sa modestie proverbiale les célébrités qu'il a rencontrées et qui l'ont marqué, façonné : Rembrandt, Vermeer, Monet, Ataturk, Chariot, Dons Day, le Membre ou Dieu. Au passage, il raconte comment il a amassé son immense fortune et l'usage qu'il en a fait.
Et la fin du volume reprend l'étude sémio-linguistique du début : comment se rendre à Tours, à Romorantin ou dans le Vercors en dépit de l'obstruction de l'invisible préposée numérique assise dans le répondeur de la SNCF qui ne comprend pas les r tels qu'on les roule en Hongrie.

Adam Biro est éditeur de livres d'art et écrivain. Son dernier ouvrage paru à La Chambre d'échos, écrit avec Karin Biro-Thierbach, est la relation d'un voyage douloureux dans l'ancienne Prusse orientale, Toi et moi je t'accompagne.

La Chambre d'échos

Nouvelles, roman ou récit, la Chambre d'échos privilégie le livre comme espace de rencontres, virtuelles, certes, mais affectivement bien réelles. Et l'auteur comme l'interprète, le délégataire de sensibilités particulières, indépendantes, voire incontrôlables. Il s'adresse intimement à chaque lecteur. Il est l'une de ses multiples voix.

Courier des auteurs le 06/12/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Adam Biro, éditeur de livres d'art et écrivain

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'"étrangérité"

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Nous nous regardâmes longtemps avec Rembrandt van Rijn. Je luttais contre les larmes.
Il me dit :
- Andor, la réalité est décevante. Et la vie n'a aucun sens. Peins.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Leonard Cohen, The Famous Blue Raincoat

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le rire

Source : 20minutes.fr

jeudi 6 décembre 2012

Tourisme dentaire, voyage à risques

"Le tourisme dentaire attire chaque année des milliers de patients. Mais si les prix pratiqués donnent le sourire, les conditions cliniques laissent parfois à désirer.
Un implant discount, ça vous dit? L'an dernier, 25 000 Français ont franchi le cap, et opté pour les nouveaux paradis dentaires. Hongrie, Roumanie, Espagne, Maroc... Depuis que la Sécurité sociale française s'est désengagée des traitements prothétiques, dans les années 1980, ces pays attirent une patientèle désireuse de belles dents à moindre coût. Mais attention, votre voyage comporte quelques risques..." La suite sur lexpress.fr

mercredi 5 décembre 2012

Les images des chemins intérieurs de Vali Fekete - Éditions lʼHarmattan.

ANNA STEIN présentera lors du vernissage le livre sur son oeuvre
Le vendredi 14 décembre 2012
À partir de 18 heures
À la GALERIE 89 - Viaduc des Arts
89 avenue DAUMESNIL 75012 PARIS
Exposition du 11 au 23 décembre
Mardi - samedi 14-19h
Tél. : 06 08 80 99 33 / 06 60 71 31 80

Soirée des Mardis hongrois du 4 décembre 2012 - Les photos











La Hongrie - Une démocratie aux pieds d'argile - A voir sur Arte

Message d'une lectrice du Blog des Mardis hongrois

Egy hétig megnézhető az ARTE internet oldalán a 2012 december 4-én adott 52 perces műsor Magyarországrol ("LaHongrie").
Nagyon ajánlom mindenkinek !!!!!

Pendant une semaine vous pouvez visionner un documentaire de 52 minutes passé sur ARTE le 4 décembre 2012 sur la Hongrie.
Je conseille vivement de le regarder!!!!!

lundi 3 décembre 2012

Front commun contre l’extrême-droite hongroise

"Environ 10.000 personnes se sont rassemblées dimanche après-midi à l’appel de plusieurs organisations religieuses pour dénoncer les propos antisémites tenus par un député du parti Jobbik lundi dernier au parlement.
Le bruit des balles résonne sur les murs de la place Kossuth de Budapest. Celles des Croix-Fléchées. Une petite-fille a survécu au pogrom qui a couté la vie à plusieurs milliers de personnes en 1944 sur les bords du Danube. Près de 70 ans ont passé lorsqu’elle se retrouve confrontée une nouvelle fois au Mal, sous la forme de jeunes hooligans que l’on imagine être des militants de Jobbik." La suite sur hu-lala.org

Bächer Iván: Hitler, az ember


Bächer Iván (Népszabadság)
"Gondolkodtató könyvet olvastam a minap. Bokor Miklós festőművész és Wiener Pál pszichiáter a L’Harmattan Kiadónál Tótfalusi Ágnes fordításában, Erős Ferenc elővezetésével most megjelent pszichoanalitikus szemléletű munkája ezt a címet viseli: Leszámolhatunk-e Hitlerrel?" La suite en langue hongroise sur nol.hu
*****
Article critique de Iván Bächer sur la traduction en hongrois de l'ouvrage de Miklos Bokor et Paul Wiener "Peut-on en finir avec Hitler" Ce livre sera présenté le vendredi 7 décembre à 18 h à Budapest Újlipótvárosi Klub-Galéria 1136 Budapest, Tátra u. 20/b. Telefon: +3613205380

UE-Hongrie V. Orban : vers la rupture ?

"Par Pierre VERLUISE, le 2 décembre 2012


Géopolitique de l’Union européenne. Voici le deuxième volet d’une étude de Pierre Verluise sur la Hongrie de Victor Orban. Autour de la problématique de la rupture, il présente successivement la situation économique, le contexte politique et les relations avec l’Union européenne.

LES partisans du régime prétendent volontiers que la Hongrie de Victor Orban reste victime d’une incompréhension injuste. Ils regrettent des malentendus de vocabulaire et une diabolisation blessante. « Les concepts de liberté et de dictature n’ont pas le même sens en France et en Hongrie. Pour les Hongrois, l’incarnation de la dictature a pour nom communisme et non pas nazisme. » Ils ajoutent volontiers : « Nous sommes mal compris, nous allons nous expliquer et cela devrait lever vos inquiétudes. À l’avenir, nous communiquerons davantage. Nous sommes toujours ouverts à la discussion. »" La suite sur diploweb.com

dimanche 2 décembre 2012

La Hongrie : un partenaire stratégique pour l'économie française

"C. DES LIENS QUI DÉBORDENT LA SPHÈRE STRICTEMENT ÉCONOMIQUE
Si la délégation de votre commission des affaires économiques avait pour premier objectif d'appréhender la dimension économique du rapprochement franco-hongrois, elle a pu percevoir que ce rapprochement débordait de la sphère strictement économique.

1. Une grande tradition viticole ranimée par des professionnels français dans la région du Tokaj

La viticulture appartient à l'histoire et à la culture hongroise : la production vitivinicole remonterait à l'époque romaine.
La surface plantée en vigne est aujourd'hui de l'ordre de 90.000 ha de vignes, lesquelles produisent environ 3 à 4 millions d'hl de vin par an.
Parmi les 22 régions viticoles de la Hongrie, celle de Tokaj, qui se situe sur le versant sud du Zemplen, au Nord-Est de la Hongrie, et possède un sol volcanique recouvert de loess, bénéficie sans doute de la plus grande renommée internationale en raison de la qualité du vin « Tokaj Aszu »." Extrait de senat.fr

Près de 10.000 manifestants à Budapest contre l'antisémitisme

"Près de 10.000 Hongrois se sont rassemblés sur la place Kossuth de Budapest à l'appel du parti conservateur au pouvoir Fidesz, du Parti socialiste MSZP et du mouvement "Rassemblement 2014" (centre gauche), pour dénoncer les provocations antisémites et anti-israéliennes de députés d'extrême droite." La suite sur 7sur7.be

Budapest, I love you...

Par Pierre Waline
"A quasiment chaque nouvelle rencontre que je fais en Hongrie, ça ne loupe pas: la première question posée est neuf fois sur dix la même: „Entre Paris et Budapest, laquelle préfèrez-vous ?”. Cela me rappelle un peu le  „De ton papa et ta maman, qui préfères-tu, mon petit?”.
Pour rester dans un contexte familial ou sentimental, je dirais de façon un peu simpliste et prétentieuse que Paris est ma légitime blonde, élégante et raffinée, et Budapest ma maîtresse brune, un peu coquine et sauvageonne...  Bref, les deux me conviennent, voire me sont indispensables." La suite sur francianyelv.hu

Photo hongroise de décembre par Alain Dodeler

cet été en allant prendre le bateau pour sziget
je rencontre des Français qui y allaient aussi
on discute, et en repartant prendre le tram
pour ensuite prendre le hev,
je vois cette plaque
il me semble que la Madame qui l'a réalisée
vient parfois à nos mardis hongrois parisiens

Le site d'Alain Dodeler : alain-dodeler.fr

samedi 1 décembre 2012

Dérapages antisémites au sein de l'extrême droite hongroise

"Un élu du parti Jobbik a réclamé la démission d'une de ses collègues, car elle possède la double nationalité hongroise-israélienne. C'est la seconde déclaration antisémite au Parlement hongrois dans la même semaine.
Le parti hongrois d'extrême droite Jobbik cumule les provocations antisémites au Parlement. Jeudi, un député issu des rangs de ce parti a réclamé la démission d'une de ses collègues sous le prétexte qu'elle possède la double nationalité hongroise et israélienne. Une déclaration qui intervient quatre jours après les propos antisémites d'un autre député du Jobbik qui souhaitait dresser une liste des dirigeants juifs." La suite sur lefigaro.fr

DE L’ART par Adam Biro

Albrecht Dürer, Adam et Ève, gravure sur cuivre, 4e état, 1504,
Metropolitan Museum of Art, New York.
Du talent
Je viens de lire qu’une toile de B. s’est vendue plus chère qu’une œuvre de Fra Angelico.
Il y a quelques années, je suis allé voir la grande exposition Dürer à Vienne. Si je vous fais grâce de mes jérémiades sur la queue, la foule, les commentaires, je tiens à vous dire mon émotion devant l’humanisme, l’humanité, l’érudition, sans parler de l’immense talent de ce créateur (qui, soit dit en passant, mais vraiment en passant, était d’origine hongroise).
Puis, en sortant de l’Albertina, j’ai remarqué sur mon chemin une présentation des dessins de B. (je tairai par charité le nom de ce peintre allemand contemporain très connu). J’y suis entré, j’en ai fait rapidement le tour, et je me suis dit : quelle erreur, quelle inconscience – ou quelle outrecuidance, quand on n’est qu’un B., d’exposer dans le même musée, sur le même étage et en même temps que Dürer ! Son travail, que j’aime bien par ailleurs, me parut tout d’un coup laborieux, ses dessins tristes, fatigués, si vieux à côté de la fraîcheur, de l’inventivité du génie de la salle à côté !
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Lors d’un autre voyage, à Berlin cette fois, je me suis arrêté, dans l’Alte Nationalgalerie, devant le tableau d’un peintre allemand du début du XXe siècle, représentant trois pommes sur un plateau, avec la précision d’une photo scientifique. C’était exécuté à la perfection. Quel métier ! Quelle habileté ! Quel savoir peindre ! Et j’ai continué ma visite pour tomber, à quelques pas de ce tableau, sur une toile de Cézanne. Des pommes sur un buffet. Trois pommes gauchement peintes par quelqu’un dont on sentait les hésitations, la maladresse, la peine. Un chef-d’œuvre. L’essence même de la matière. Ces pommes de Cézanne ne sont pas des fruits qu’on aurait envie de croquer — c’est LA peinture, L’art pour lequel on fait des milliers de kilomètres. Aldous Huxley écrit dans Les Portes de la perception que pour voir une chaise comme Van Gogh, il devait prendre de la mescaline. Or ni Cézanne ni Van Gogh n’avaient besoin de stupéfiants pour saisir l’essence des choses, pour faire sortir de la banalité du quotidien ce qu’il y avait — n’ayons pas peur des mots — de sublime. (Vieira da Silva a dit à Pierre Schneider quelque chose de semblable devant des natures mortes du XVIIIe siècle au Louvre : tous ces fruits, on aurait envie de les manger — ceux de Chardin, c’est de l’art ; on les regarde.)
« Il y a des bons peintres qui sont de mauvais artistes et il y a des grands artistes qui sont de mauvais peintres. » (Phrase de mon ami José, excellent peintre, excellent artiste.)

Du peu de réalité
Un jour, j’invitai un ami peintre à passer quelques jours chez nous, à la campagne.
Sur place, il me demanda de lui montrer mon coin favori, mon point de vue préféré. Ce que je fis : je lui indiquai une vue que j’aimais par-dessus tout avec arbres, champs, oiseaux, ciel, nuages.
Au dîner, il me montra son dessin.
D’immenses oiseaux noirs terrifiants planaient, menaçants, sous un ciel à peine un ciel, sur un champ labouré tel un noman’s land. Des arbres comme des potences, rabougris, dénudés…
Waterloo. Verdun. Les champs de la mort.
Mais enfin, balbutiai-je, qu’as-tu fait de ce coin de paradis ?
Pour toi, paradis. Pour moi, enfer. C’est ainsi que je le vois. Je déteste ce paysage.
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Un excellent photographe français me pria de l’accompagner en Hongrie où il devait faire un reportage pour un musée parisien. Ayant tiré beaucoup de portraits et photographié la vie des villes et des villages, il me demanda de lui montrer des paysages. C’est ainsi que nous nous retrouvâmes au bord du Danube, au nord de Budapest. Paisible, le grand fleuve descendait majestueusement ; des saules s’agitaient sur l’autre rive, loin. Quelques nuages, une lumière d’automne.
Voilà l’un de mes paysages préférés, lui dis-je. À cause de sa poésie silencieuse. Il me remplit d’une inexplicable nostalgie.
Chacun a un ou plusieurs endroits au monde auquel il s’identifie. Dont il dit : c’est moi. Non pas « c’est à moi », mais « c’est moi ». Ce paysage me ressemble, je lui ressemble, nous faisons un. Si je n’étais pas ce paysage-là, je serais quelqu’un d’autre, avec une autre histoire, un autre passé, je regarderais le monde d’un autre côté, et la vie différemment.
Mon « paysage familier » est ce bord du Danube, avec son histoire tragique que je connais et qui est aussi la mienne, ses immenses arbres indifférents, joyeux, désireux des autres, solitaires.
Le photographe y fit plusieurs magnifiques prises de vue.
En rentrant, il fut interviewé par le New York Times sur l’exposition, sur ses photos. Il parla de ce paysage-là.
C’est l’un des paysages les plus sinistres que j’aie vus.
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Chacun voit son paysage. Il n’existe pas de paysage réel. La réalité est une illusion et le réalisme en art est une plaisanterie du XIXe siècle qui fait toujours rire.

adam biro
décembre 2012
biroadam4(AT)gmail.com