lundi 3 avril 2017

Révolution ! Hulala devient un site d’information payant

Dans quelques jours, Hulala va se muer en site d’information payant avec abonnement. Voici, chères lectrices et chers lecteurs, l’explication de cette nouvelle étape. Vous pouvez vous abonner dès maintenant !

Samedi, cela fera exactement huit années que Hulala a vu le jour. Depuis, près de trois mille articles ont été publiés, traitant de sport et de culture mais surtout de politique et société.
Depuis ces années, les contributeurs qui se sont succédés ont totalisé des milliers d’heures de travail bénévole, effectuées le soir, le week-end, ou souvent même en lieu et place d’un « vrai » travail. Aucun des membres de l’équipe n’a touché un seul centime de quelque institution que ce soit : pas de mécène, pas de fondation, pas d’argent publique ni privé n’est venu abreuver la rédaction de Hulala. Les quelques centaines d’euros de dons glanés ces derniers mois (merci à ceux qui nous ont soutenu sur Tipeee !) ont été intégralement investis dans le fonctionnement du site Internet (dont le serveur éprouve d’ailleurs quelque difficulté à supporter la hausse de fréquentation sur le site).
Cela fait huit ans que Hulala contribue à rapprocher la Hongrie du monde francophone. Vous l’avez constaté, nous nous sommes lancés depuis un an au-delà des Carpates, afin de chroniquer et analyser ce qui se passe aussi du côté de la Pologne, de la Tchéquie et de la Slovaquie. Nous avons voulu mettre la dynamique enclenchée au printemps 2016 au service d’une montée en gamme progressive de notre média, afin de livrer à nos lecteurs une information plus maîtrisée, complète et aboutie sur l’actualité des pays et sociétés d’Europe centrale[1].
Dans quelques jours, Hulala deviendra un site d’information payant
En ce début d’avril 2017, l’équipe de Hulala s’apprête à franchir un pas que nous avions jusqu’à présent refusé de faire, celui de l’information payante en ligne. D’ici quelques jours, nos lecteurs devront donc s’abonner, pour quelques euros par mois, afin de continuer à bénéficier de notre travail (vous pouvez le faire dès maintenant avec notre formulaire en bas de page)[2]. Notre objectif est de dégager suffisamment de recettes pour continuer le cycle vertueux de notre développement : étoffer notre équipe à travers toute l’Europe centrale, acheter du matériel pour nos reportages et rémunérer des pigistes qui pourront rapporter – de Gdańsk à Szeged, en passant par Prague et Košice – l’information la plus pertinente possible sur cette vaste région.
Nous avons conçu un abonnement au montant que nous pensons équilibré, avec bien sûr des offres adaptées aux étudiants et aux chômeurs, mais aussi aux médias, aux associations et aux institutions. Nous maintiendrons en accès libre les contributions de nos blogueurs et certains articles seront de temps à autre offerts à tous (encore faut-il nous suivre sur Twitter et Facebook pour être prévenu ;)). Nous avons fait en sorte de pouvoir vous proposer sur le site un espace d’abonnement simple à utiliser. De même, nous avons mis les bouchées doubles pour vous garantir un paiement tout à fait sécurisé.
En vous abonnant à Hulala, vous nous permettrez de continuer à exister et à progresser. Nous comptons sur vous !
Corentin Léotard, rédacteur-en-chef et Ludovic Lepeltier-Kutasi, directeur de la publication.

Source et abonnement sur hu-lala.org

2 commentaires:

  1. Bonjour! Suite à ma très vive protestation par mail adressée hier soir, pour le choix désormais acté d'un Hulala payant (que je découvrais seulement maintenant), le directeur de la publication a fait un geste commercial pour les précaires et petites retraites (oubliées jusqu'à lors) en alignant le prix de leur abonnement sur celui des étudiants et des chômeurs, soit 40 euros par an ou 4 euros mensuels. Outre d'être concerné par cette demande d'équité (sur le modèle d'un autre média indépendant, Médiapart pour ne pas le citer - auquel je ne suis pas abonné, mais dont j'avais relevé l'initiative rare), j'étais motivé par le souvenir de Hongrois vivant en France avec une faible retraite ou de faibles revenus, et par les Hongrois vivant au pays qu'un journal en français pouvaient intéresser, ne serait-ce que pour entretenir leur connaissance du français! Tout en continuant à regretter vivement le choix opéré par Hulala, je salue l'effort fait et remercie les responsables d'une si prompte réponse.
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    Bien à vous également, Mardis hongrois, en espérant que vous ne serez pas atteint par la contagion payante...

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    1. Bonjour michartpoesho,
      Je suis très content que Hulala ait fait ce geste et c'est tout-à-fait dans l'esprit des responsables de ce média à qui nous apportons tout notre soutien. La raison du passage de la gratuité au mode payant est parfaitement expliquée par les responsables de Hulala et me paraît complètement justifiée.
      L'information indépendante et de qualité, évidemment cela se paye. Et si on ne veut pas d'une information financée et manipulée par un généreux mécène comme Soros, par un État quelconque ou par des hommes d'affaires comme Xavier Niel, Pierre Bergé, Matthieu Pigasse, Serge Dassault ou d'autres, si on veut la garantie d'indépendance et de liberté, le mieux c'est de nous la payer nous-mêmes.
      Pour ce qui concerne le blog des Mardis hongrois la problématique est complètement différente de celle d'un organe de presse. Les Mardis hongrois n'apportent aucune plus-value d'information, ne produisent aucun contenu réel, ils se contentent d'assurer une veille médiatique et de relayer des contenus que d'autres ont élaboré et qui par conséquent ont un coût.
      Il en résulte que le blog des Mardis hongrois ne sera jamais payant car il en va de la philosophie même de l'association qui fonctionne avec des moyens très modestes, sans coûts, avec un budget nul et sur le mode du bénévolat.
      Bien à vous

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